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histoire

Au V et VI siècle, les Bretons quittèrent la Grande – Bretagne, fuyant les Anglo-Saxons qui envahissaient leur pays. Parmi eux, Erneuc, qui fonda Plerneuf.
En 1233, Plerneuf, paroisse de 830 ha, s’appelait Plohernoc, de l’ancien breton ploe (paroisse) et se St Hernec ou St Hoiarnoc.
Vers 1337, on la retrouve sous le nom de Ploerneuc, puis Plerneuc en 1546, en 1667, elle devient Plerneuf (Pierneu en gallo) et ses habitants s’appellent les Plerneucois.
Plerneuf est une ancienne paroisse primitive qui englobait à sa fondation les territoires de Tré muson et Lann Méaugon .
Le plou de Plerneuf (paroisse) qui englobe les Tre (hameaux importants des paroisses) et les Lann (subdivisions autour d’un ermitage).

De nombreux vestiges, aujourd’hui malheureusement disparus, permettent de faire remonter l’habitat à la période pré-celtique :
– le menhir de la pierre blanche : renversé en 1822, haut de 7 m, près de la Croix de Beauchamp.
– une allée couverte qui conservait 3 supports appuyés sur 4 montants d’un côté et 3 de l’autre située dans le champ de Keruault ou Kernaut (une des plus belle roche aux fées de Bretagne selon M. Jollivet).
– une autre allée couverte dans le champ des Rochers ; 2 tables supportées par 3 grosses pierres placées perpendiculairement.
– un dolmen en ruine auprès de cette allée couverte.
– un tumulus en limite de St Donan
– un cromlec’h (cercle de pierres), non situé ?
– un menhir appelé pierre longue à la Landelle
– des vestiges gallo romains à Belle-Issue.
– Une motte castrale ou féodale (du haut moyen-âge) à la Ville Cario.
Une voie romaine qui reliait Yffiniac et Guingamp passait à Ploufragan, puis au Four de la Rue, le champ du Tertre, la Hélioterie sur la commune de La Méaugon, le Guéthébault, le bas de la rue et la croix de Belle-Issue sur la commune de Plerneuf, et se dirigeait vers la Ville Chevalier sur Plouvara. ( on peut en emprunter une partie en marchant sur le sentier de randonnée qui fait le tour de Plerneuf).

En 1790, Plerneuf fait partie du canton de Plouvara avec St Donan, Cohiniac et La Méaugon. La commune comptait 818 habitants.
C’est le dimanche 26 août 1792, lors d’une Assemblée cantonale à l’église de Plouvara que l’on trouve le nom de Thomas Tréhen, un des 1ers élus de Plerneuf.
Un président pour le canton, et un agent + un adjoint par commune étaient élus, ils remettaient leur mandat en jeu périodiquement.
Thomas Tréhen et Pierre Guyot en l’an IV, Thomas Tréhen et Pierre Courtel en l’an VI. Ils remplissaient les fonctions d’officiers d’ Etat Civil.
Pour pouvoir voter, il fallait être âgé de 25 ans au moins et payer l’impôt.
Bastion républicain au cœur d’une région largement favorable aux Chouans, Plerneuf, subit à de nombreuses reprises les assauts de ceux que l’on nommait « les brigands ».
A cette époque, Plerneuf était un point stratégique dans le canton et un télégraphe optique, inventé par Claude Chappe, fut construit à l’emplacement de l’actuel château d’eau . Il correspondait avec celui de l’église St Michel à St Brieuc et avec celui de Lanrodec. De son altitude de 190 mètres, on pouvait voir, dit-on, les clochers de 40 paroisses. On peut affirmer en tout cas qu’on distinguait parfaitement les feux des phares de Bréhat et du Cap Fréhel.

Le 9 Frimaire de l’an VII, (29 novembre 1798), suite aux nombreuses attaques des Chouans ; Apollinaire Hillion, alors Président de l’Administration Cantonale, demande l’organisation d’une garde nationale sédentaire pour le Télégraphe ; le 13 Floréal de l’an VII (2 mai 1799) , il fut décidé de le faire garder par une patrouille de 5 hommes.
Les attaques augmentant, la municipalité de canton décida la fortification de la garde ; construction de barricades, puis réquisition de 53 hommes ; Plerneuf en fournit 6, Rémunérés grâce à une imposition extraordinaire sur les 20 plus grosses fortunes du canton.
Puis Plélo, riverain du canton, fut sollicité pour 15 hommes et pour moitié aux frais de défense.
Plélo devait aussi fournir draps, couvertures, paillasses, paille et oreillers, les lits et autres fournitures étaient à la charge du canton.
Les soldats réquisitionnés se rendaient au Presbytère de Plerneuf où ils recevaient les consignes, ceux qui ne se présentaient pas avaient une amende de 3 francs qui était partagée entre ceux qui étaient présents.

Vers 1800, la troupe fut réduite de moitié, puis le télégraphe fut démoli en 1854.
Un télégraphe du mê  me type, entièrement rénové, existe à St Marcan, non loin du Mont St Michel.

A cette époque, il y avait beaucoup d’affaires judiciaires, et chaque canton élisait un juge de paix par canton avec 4 assesseurs par commune ; en l’an IV, pour Plerneuf, ce fut Mr Méléard, Pierre Le Moulnier, Jean Guyot et Jacques Pédron.
Les audiences avaient lieu alternativement à Plouvara et à St Donan pour ménager les susceptibilités entre ces 2 communes.
On avait installé une maison d’arrêt à La Cave au dessous de la salle du Presbytère de St Donan.

Au temps de la Révolution, Plerneuf est une commune de paysans qui récoltent l’avoine que l’on exporte. On y fabrique également un très bon cidre. En 1846, la population est de 928 habitants.
A partir de cette date, la population diminue considérablement, 426 habitants en 1968 !

La construction de la voie ferrée Paris-Brest, qui scinde la commune en 2 parties, fut décidée en 1859 et la ligne qui mène à Guingamp fut ouverte en 1863.
A l’occasion du creusement de la grande tranchée du chemin de fer, une grosse quantité de minerai de galène argentifère fut découverte sur le remblai . Il fut alors décidé de forer un puits et on repris l’exploitation des mines, dont la veine argentifère principale venait de Trémuson . L’électricité fut installée en 1936, et en 1954, Mr François Rivolet, maire, va créer le Syndicat des Eaux avec Plouvara, puis Trémuson va les rejoindre en 1962 puis La Méaugon et St Donan en 1968. Ce syndicat vient d’être dissous en 2016, la compétence eau étant reprise par la communauté de communes.
Les travaux de la RN 12, qui permet à la commune d’être facilement accessible, ont débuté en 1968 et se sont terminés 20 ans après.
Aujourd’hui la population est de 1050 habitants.
Source : « Plouvara, les chemins de l’histoire » de François RIOUAL et d’après les recherches auPLERNEUF 1907-1bisx archives départementales de l’ex assplerneuf avant l'électrification-1bisociation « ASPECT ».

 

 

 

 

PLERNEUF après 1920-1bis